Conseils aux parents                                 retour à l'accueil

 

Conseil # 1

 

-La cohérence personnelle :  faire soi-même ce que l’on dit, prêcher par l’exemple.

           

-consommer de manière raisonnable:  si je suis moi-même un consommateur problématique, ma capacité à être crédible dans mon intervention auprès de mon enfant en est de beaucoup réduite..

-si je passe mon temps à chiâler contre le voisin, contre mon employeur, contre le gouvernement, il y a peu de chance que mon enfant devienne un adulte respectueux.

-si je suis délinquant dans ma vie d’adulte (travail au noir, piratage, achat de matériel volé, fraude sur les heures de travail…) il y a peu de chance que mon enfant devienne un adulte honnête.

 

 

Conseil # 2

 

-La cohérence de couple :  que les 2 conjoints aillent relativement dans le même sens au niveau de l’éducation des enfants

 

            -ne pas saboter l’intervention du conjoint.

-savoir se « tasser » si c’est un secteur de vie ou l’on est moins à l’aise d’intervenir.

            -savoir se rallier et adhérer aux décisions prises en commun.

            -ne pas chercher dans l’octroi de privilège à être le parent préféré.

-si les divergences sont irréconciliables, faire l’effort de trouver un compromis acceptable et viable pour les 2 conjoints.

-être suffisamment adulte pour accepter que la position d’autrui peut être aussi valable que la sienne.

 

Conseil # 3

 

-définir nos limites personnelles et parentales :  définir individuellement et conjointement 3 éléments sur lesquels vous êtes non-négociables :  une limite est souvent l’expression d’une valeur personnelle très profondément ancrée en soi.  Donc, si l’on insiste sur une limite, c’est qu’elle est essentielle pour soi.

 

-Est-ce que je tolère ou non la consommation de drogue ou d’alcool  de mon enfant?

            -Qu’est-ce qui est raisonnable comme heure d’entrée pour mon enfant?

-Quelle place a le respect dans notre famille (langage, politesse, habillement, communication…)?

-qu’est-ce que je considère essentiel comme occupation pour mon enfant (école, travail, son niveau niveau d’implication…)?


 

Conseil # 4

 

-faire respecter ses limites personnelles et parentales :  s’assurer qu’il y ait des conséquences – punitions - suites s’il y a non-respect des limites.

 

-coupures de privilèges le plus possible en lien avec la limite non-respectée.

-un retard à l’heure d’entrée = coupure de la prochaine sortie.

-écoute de la musique trop forte = coupure de la musique pour une certaine durée

-tâches non-faites = coupure d’argent de poche

-non-respect des attentes en lien avec l’école = pas de « lift » chez ses amis

-retenu à l’école pour devoir non fait = coupure de sortie

 

 

Conseil # 5

 

-ténacité et permanence dans l’intervention :  2 clés essentielles :  maintenir ses limites et leurs conséquences à tout prix.

 

            -refuser tout chantage émotif (je vais fuguer, je ne vais plus jamais te parler…).

            -refuser toute menace (je vais sortir pareil).

-refuser tout harcèlement :  une fois la décision mûrie et prise, elle doit être sans retour.

-chercher de l’aide chez votre conjoint ou dans l’entourage si vous croyez ne pas pouvoir maintenir votre limite.

            -tenir ses limites par écrit et les relire en cas de doute (contrat au besoin).

-voir les avantages à long terme plutôt qu’à court terme (à  la longue, il y a des chances que votre enfant comprenne et adhère à la limite et la respecte).

-Si vous vous sentez fragile ou fatigué, éviter de prendre une décision facile et de lâcher prise.  Remettez la décision à plus tard ou bien passer le pouvoir à votre conjoint.

-en cas de doute, évitez de donner une réponse trop rapide à une demande :  quelques fois un délai dans le temps peut aider à se recentrer sur ses objectifs parentaux.

 

Conseil # 6

 

-éviter de négocier devant votre enfant. 

 

-prenez l’exemple de la cour suprême et négociez à huis clos.  Retirez-vous dans une pièce à part afin de pouvoir discuter à votre aise et éviter l’influence externe de votre enfant.

-les motifs et les réflexions vous appartiennent à vous les décideurs :  votre enfant n’a pas a savoir qui est en accord ou en désaccord avec sa demande.

-soyez solidaires lorsque vous donnez la réponse à sa demande.


Conseil # 7

-donnez à votre enfant le droit à l’erreur :   Par contre, ne lui donnez pas le droit de faire de sa vie une erreur généralisée

 

-le contrôle a aussi ses limites :  trop contrôler un enfant peut lui laisser le message suivant : « tu n’es pas capable, je vais m’en occuper ».

-lui laisser trop de liberté peut aussi l’amener à se pendre avec : testez à partir de situation d’essais erreurs l’autonomie dont votre enfant est capable.

-doser les défis :  laissez un adolescent seul chez lui pendant vos 3 semaines de vacances peut être hasardeux.

 

 

Conseil # 8

 

-intervenez sur des zones de vie sur lesquelles vous avez du pouvoir.

 

-connaître exactement avec qui il se tient et ce qu’il fait à tout moment du jour est  le travail à temps plein d’un agent secret.   En êtes-vous un?

-êtes-vous en mesure de savoir ce qu’il fait lorsqu’il est en classe?  Laissez les professeurs intervenir et soutenez leurs interventions au besoin.

Par contre :

-Vous êtes en mesure de vérifier s’il rentre ou non à l’heure prévue à la maison.

-Vous êtes en mesure d’observer son état lorsqu’il rentre à la maison après ses sorties.

-Vous êtes en mesure d’appliquer des conséquences (coupure de privilège là ou ça fait mal) s’il ne respecte pas la manière d’occuper son temps (foxage, travaux non remis, non recherche d’emploi…).

-vous êtes en mesure d’autoriser ou de refuser l’accès de ses amis chez vous s’ils ne conviennent pas à vos valeurs familiales.

 

Conseil # 9

 

-Soyez son parent, pas son ami.

 

-des amis,  il en a plein à l’école et dans ses loisirs alors que des parents, il en a très peu (et ce, même si avec les familles reconstituées leurs nombres augmentent…).

-un ami conseille, communique, suggère;  un parent encadre, soutient et limite.


Conseil # 10

 

-Assumez votre rôle d’autorité.

 

-il est plus facile de donner des privilèges lorsque la situation y est propice que de reprendre le contrôle dans  une situation de désorganisation. Donc soyez prudent :  il est plus simple de donner des privilèges que de les retirer.

 

Conseil # 11

-Agissez en prévention dès le bas-âge.

 

-Apprendre à votre bébé à vivre un certain délai, un certain inconfort l’amènera à être un adulte capable de vivre des frustrations sans que sa vie ne s’écroule.

-dire non à un enfant de 3 ans qui fait une crise dans un centre d’achat vous évitera possiblement des colères une fois rendu à l’adolescence.

            -Montrez à votre enfant que des jouets spéciaux, des vêtements marqués et des sorties spéciales ne sont pas droits et                         des acquis.  Cela pourrait l’amener à être un adolescent qui connaît la valeur des choses plutôt qu’un tyran revendicateur.

 

retour à l'accueil